c'est tout moi

30 décembre 2009

L'esprit de Noël

Pour les cadeaux, j'ai l'habitude de m'y prendre assez tôt. Cela me permet d'aborder les fêtes de manière plus sereine: une chose au moins que je n'ai plus à faire, et surtout pas dans la cohue au dernier moment et avec des loupés parce manque de bol mais pas de stock.

Pour le cadeau de ma mère, fan que dis-je admiratrice de Claude François -pour preuve la manche de chemise qu'elle lui a arrachée lors d'un concert et qui est soigneusement cachée dans son armoire- et qui me parle depuis si longtemps du moulin de dannemois et de son envie d'y aller, l'occasion était parfaite.

J'ai donc établi un budget prévisionnel pour un voyage au moulin de Cloclo, incluant la visite du musée ainsi qu'une soirée spectacle, sans oublier bien sûr l'hôtel et les frais de déplacement (et 2-3 sandwichs) ce qui nous fait dans les 400€. Dont la moitié pour l'essence et le péage.

Ne pouvant pas le faire toute seule, j'ai donc demandé à mes grands-parents maternels leur avis. Ils étaient très enthousiastes et ont participé sans se faire prier.

Pour ce qui est de ma soeur en revanche... Je demandais 50€ minimum par personne, m'y étant pris fin novembre je pensais bien que les cadeaux n'étaient pas encore faits et que j'avais donc toutes mes chances pour des réponses positives. Donc 50 multiplié par (moi + ma grand-mère + mon grand-père + ma soeur + mon beau-frère) = 250€.

Je téléphone à ma frangine et comme bien sûr l'idée vient de moi, elle l'estime donc pourrie mais accepte de participer à hauteur de 50€ par personne soit 100€ pour elle et son mari.

Je pensais bien qu'elle me planterait et c'est pourquoi j'avais réalisé sur Publisher deux cartes de Noël à offrir à ma mère pour lui expliquer son cadeau: une avec et une sans les prénoms de ma soeur et son mari. Le souci, c'est que ma soeur a été assez fut-fut pour me planter non pas totalement mais seulement en partie!

En effet, elle m'a fait un chèque -avec beaucoup de difficultés, on le voit à la signature- de 50€. Donc je lui ai téléphoné car ce n'est pas la somme convenue. Elle a argué que:
-"il a dû y avoir un malentendu"
-"tu t'es mal comprise"
-"eh bein oui! moi et mon mari, ça fait une personne"
-"de toute façon, j'ai acheté un autre cadeau à maman pour compenser"

Pour me venger, j'ai emballé la carte sans leurs prénoms, comme s'ils n'y avaient pas participé. Je ne suis pas vache je suis juste! D'autant plus que je lui ai rendu son chèque déchiré, voilà, impossible pour moi de l'encaisser.
Même si tout de même 50 € quoi.
En plus elle fait pas ses comptes elle n'aurait même pas vu s'ils avaient été encaissés ou non.
Non.
Non j'ai fait ce qui était juste de faire. On a dit 100 ok elle n'a pas à changer les règles: soit 100 soit rien.

Et l'ironie, c'est le cadeau (et le prix!) qu'elle a offert à sa belle-fille (la première fille de son mari).

Un caméscope.

Elle me fait suer pour 50€ mais elle rechigne pas pour un caméscope.

Garce.

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30 novembre 2009

L'ostéopathe

Il a bien fallu que je continue à chercher quelque chose ou quelqu'un qui pouvait peut-être ne serait-ce que me soulager momentanément.

L'ostéo. Conseillé par mon podologue, lui-même conseillé par mon nouveau médecin traitant.

En dehors du fait qu'il est absolument charmant, c'est aussi le premier à m'avoir donné non pas un début de piste mais carrément DEUX! Nan mais l'extase quoi!

Il s'est attardé sur mes radios des cervicales. J'ai bien vu qu'un truc clochait. Il le voyait. Je le voyait voir. Il a demandé à ce que je passe une IRM des cervicales, des fois que les nerfs ne sortent pas bien par les trous de conjugaison (???) ou quelque chose comme ça... et puis parce que y'a des "traces" pas normales et un genre de calcification ou je sais pas quoi, et que ce n'est pas habituel. Il ne veut pas me manipuler les cervicales tant que je n'ai pas passé l'IRM.

Tu me diras, j'aime autant hein!

Bon sinon, il sembleraient que mes douleurs au bras résultent d'un problème émotionnel. Ou plusieurs. Notamment avec les hommes, et c'est ballot parce que les hommes, ça court un peu les rues. Je dirais  même: une chance sur deux d'en croiser.

Le bras droit c'est le masculin. Mon père. Mon demi-frère ou pas. Mon grand-père maternel. Mon patron. Ceux qui ont partagé ma vie sentimentale. Surtout le dernier, un peu mal digèré. Mon patron. Les mecs quoi.

Et ma soeur. Oui, je cherche encore le lien avec le masculin mais les problèmes avec elle correspondent très bien aux douleurs de mon bras.

Dès la première séance chez l'ostéo, il me prend le poignet et me dit "relâche, relâche" et d'un coup "crac crac".

Aïeuh!!!!!

Ah oui c'est ça le gros inconvénients: les os qui craquent, ça a tendance à me crisper. Alors chez l'ostéo, autant dire que j'ai ma dose.

MAIS

maintenant je peux faire des moulinets de poignets! Deux ans et demi que je ne pouvais plus! Je tourne le poignet et bing j'ai la patate! Sans douleur!

Essssssstraordinaire!

Par contre, une réflexion (injuste) de mon patron et le lendemain je me réveille avec des douleurs pour 4-5 jours.

Emotionnel qu'il disait.

Il (mon ostéo) a très bien compris comment je fonctionnais. Il sait utiliser les mots qui vont me faire percuter, les bonnes images.

On a réussi à débloquer des choses, mais au niveau de l'avant bras, du coude et du poignet ça bloque encore. Il ne force pas, il attends que je "fasse mon bout de chemin" aussi.

En attendant la suite, l'IRM et le face à face avec ma soeur à Noël entre autres.

Les carapaces, ça s'achètent dans le commerce?

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01 novembre 2009

L'IRM

irmÊtes-vous enceinte? Avez-vous des éclats de métaux dans le corps? Suivez-vous une chimiothérapie? Avez-vous déjà été opérée? Vous êtes sûre que non? Jamais? (Porte-moi pas la schkoumoune!) Avez-vous un pacemaker? Êtes-vous diabétique?

Eh oui, l'IRM ça commence par des tas de questions. Mais c'est quoi une IRM? Imagerie par Résonance Magnétique. Ça nous avance, hein? Si tu veux, tu as une grosse machine comme sur la photo ci contre, c'est une sorte de grand tube avec un genre de lit qui peut le traverser.

Alors le sujet de l'IRM était mon poignet droit. J'ai dû m'installer sur le "lit" en position superwoman: allongée sur le ventre, bras droit tendu en avant, poignet maintenu par une camisole multifonction, casque sur les oreilles (parait que l'examen est bruyant). La machine m'a rappelé des scènes de Dr House...

Mon but premier: me placer confortablement autant que faire se peut dans la position imposée. Au début j'ai ramené ma main gauche sur mon épaule droite pour reposer mon menton sur mon bras gauche. Cinq minutes plus tard j'y ai finalement posé ma joue mais le manipulateur m'a demandé de ne pas bouger. C'est bizarre comme sensation, à la fois terrifiant et reposant. Par moments, tu as un "tacatacatacatacatacataca...." comme si une colonie de pivert s'en prenait à la machine. Au bout de 10 mn j'ai eu des fourmis dans le bras et au bout de 20mn, j'ai vraiment commencé à avoir mal au bras et à l'épaule droite. Quelques minutes plus tard, l'examen était fini. J'ai dû prendre quelques instants pour "remettre" mon épaule en place afin que mon bras retrouve une position normale. J'ai réveillé mes muscles comme je pouvais.

Finalement, pour une IRM de mon poignet droit, je n'ai rien. Tout va bien quoi.

Tout va bien?

Mardi passé, la douleur était si intense que j'ai fini aux urgences. Le problème au bout de deux ans et demi, c'est que ce qui n'était au début qu'une simple douleur du poignet s'est métamorphosée en souffrance du membre entier. Pendant cette période, j'estime avoir développé une résistance à la douleur afin que la vie continue; pour rappel en mars passé je suis restée trois semaines sans utiliser mon bras droit, du tout. J'ai fait plusieurs d'examens, consultés plusieurs spécialistes en médecine traditionnelle et médecines douce ou alternative, et testés plusieurs antalgiques lambda et autres anti-inflammatoires et tout ça sans résultat, même pas un début de piste.

A présent, la douleur devient morale. C'est de plus en plus difficile de se dire "allez ma grande, il te reste ton bras gauche, t'es maintenant quasi ambidextre, continues ta journée comme si de rien n'était et demain ça ira mieux.".

Demain est un grand point d'interrogation. Est-ce que j'irai juste mieux? Est-ce que ce sera fini? Est-ce que ce sera pire? Combien de temps ça va durer cette fois? Et si je me réveille en pleine forme, quel élément dans la journée risque de déclencher la douleur? Le froid? Passer les vitesses en voiture? Prendre un classeur? Rire?

Un poids mort. Voilà ce que semble être devenu mon bras droit. Un serpent venimeux qui s'est accroché à mon épaule et déverse son venin dans mon corps et dans ma tête. Un imprévu du quotidien, un point d'interrogation et des points de suspensions.

La peur. L'angoisse. La douleur. La souffrance. Les larmes. Les cris. L'espoir. Le blues.

Le ras-le-bol. Et je ne peux même pas l'envoyer valser.

Photo de etudes.ecp.fr

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04 octobre 2009

La scintigraphie

Dès que ma mère a coupé le moteur de sa voiture sur le parking de l'hôpital, je l'ai prévenue: "j'me sens pas bien". J'avais rendez-vous pour une scintigraphie, toujours dans ma quête du "pourquoi donc que j'ai mal au bras?".

Quand la manipulatrice est venue me chercher en salle d'attente, j'ai été claire: "je vous préviens, je risque de tomber dans les pommes!". Une autre manipulatrice s'est chargée de m'installer sur une chaise pliante, le genre de chaise sur lequel il est inconfortable de s'évanouir. Elle m'a demandé de parler de moi et là, le néant. Je voyais l'aiguille, elle me l'a insèrée dans la veine, et j'ai été très surprise par l'absence de douleur. Jusque là, c'était comme pour une prise de sang. La même aiguille. Sauf qu'on n'allait pas me prendre du sang mais m'injecter un produit radioactif.

Injecter. Radioactif. Je vais être TchernobylTchernobyl à moi toute seule.

Et avant même qu'elle n'ait pu m'injecter le produit, j'ai vu noir, j'ai  senti l'assise de la chaise au niveau de mes reins, je crois bien que j'essayais de remonter sur la chaise, et puis... pouf, un blanc, quelques instants dont je ne me souviens plus. De toute évidence, je m'étais laissée dépasser par mes émotions ce qui m'avait amené à tenir ma promesse: je venais de tomber dans les pommes.

Sur le sol de la salle, m'excusant platement pour la gêne occasionnée, la première manipulatrice m'a injecté le produit pendant que l'autre me tenait les jambes en l'air. Et là, deux choses: la première, c'est que je n'ai absolument pas senti l'injection ni même l'aiguille sortir de mon bras (tu me diras, j'étais un peu sonnée) et deuxièmement, heureusement que j'avais mis un legging sous ma robe, j'ai manqué de montrer mon popotin à toute l'équipe médicale!

La première partie de l'examen devait se faire immédiatement après injection, et le fait de me relever alors que j'étais à peine remise de mes émotions, j'ai eu beau dire à la manip que je ne me sentais pas bien, elle m'a assise et tenu la tête droite, je n'avais qu'à poser mes bras sur une sorte de tablette comme pour une radio et ne plus bouger. Et là, j'ai de nouveau vu tout noir, de nouveau eu un blanc, me suis retrouvée allongée sur le sol.

Je venais de tomber dans les pommes.

Encore.

L'équipe m'a pris ma tension, un petit 8, ils ont sorti le brancard alors que je commençais une crise de tétanie, les doigts complètement crispés et engourdis, incontrôlable, et m'ont posé dans une salle adjacente avant d'aller chercher ma maman, me laissant avec une tasse d'eau et deux morceaux de sucre. Quand mon sac à main est arrivé (avec ma mère), je me suis jetée sur mon paquet de twix que j'avais mis en réserve, jme connais trop bien.

Suite à ça, interdiction de bouger avant la deuxième partie d'examen 2-3h plus tard. Lorsqu'un docteur est venu, il m'a demandé si ça m'arrivait souvent de tomber dans les pommes, j'ai dit non, ma mère a dit oui, je lui ai rétorqué "arrête il va croire que ça m'arrive toutes les semaines!". L'équipe est venu prendre ma tension régulièrement et avant le de continuer l'examen, j'étais remontée à 10 et capable d'aller aux toilettes toute seule sans m'évanouir.

C'est dans cette pièce intime que j'ai pu vérifier quelque chose qui me taraudait: la radioactivité n'a pas de couleur. J'ai fait pipi normal, ni vert ni bleu ni rose, normal quoi.

Pour l'examen, je devais de nouveau mettre mes bras sur une plaque pendant cinq longues minutes d'un côté et cinq autres interminables minutes de l'autre côté. Je n'ai pu faire qu'un côté, me sentant légèrement vaseuse. Heureusement, cela suffisait au médecin, on a pu passer au scan du corps entier: allongée, pas de problème. Étant un peu clostro, j'ai fermé les yeux car la machine s'approche vachement près du visage!

Finalement, je n'ai rien aux os. Comme dit ma mère, ce n'est pas plus mal car une déformation osseuse aurait été pénible à réparer. Par contre, la scinti, ça serait à refaire, j'irais tranquille. Ce n'est pas siiiiiiii terrible que ça!

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20 septembre 2009

Le moment fatidique

Oui parce que jusque là, la pandémie grippale, c'était surtout les médias qui faisaient règner la crainte d'une mort quasi imminente sur la terre entière.

Alors moi, je ne regardais plus le JT, à peine je me tenais au courant de l'actualité, sinon je serais restée cloîtrée en chambre stérile jusqu'à l'extinction de la race humaine. Et porcine.

Jusqu'à ce que, jeudi soir, ma mère m'annonce que ma cousine faisait une croisière en Grèce et qu'elle se trouve actuellement dans le coma artificiel.

Ouais.

Elle a la grippe.

C'est jeudi soir, vers 22h, à l'annonce de cette nouvelle, que j'ai commencé à en avoir peur. Ça touche ma famille, je me sens donc vachement plus concernée par le sujet.

Pourtant je ne veux pas me faire vacciner. Sérieux, on ne sait pas ce qu'ils mettent dans leurs doses, je ne veux pas me retrouver dans 10/30/50 ans avec un cancer ou une paralysie ou une maladie orpheline que le monde et moi aurons attrapé, merci le vaccin.

Maman, j'ai peur.

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05 septembre 2009

Mickey skisspass?

Après le succès de la voiture de oui-oui l'an passé à la même époque et suite au manège enchanteur de mars dernier, je suis dorénavant préposée aux gâteaux d'anniversaire.

Surtout pour les gosses.

Alors j'avais préparé mon coup pour les trois ans de mon chouchou de neveu. Ça a commencé par une trouvaille miraculeuse lors d'un vide grenier en mai. Pour la modique somme de deux euros, je me suis offert un moule à gâteau jaune en forme de coeur avec la tête de Mickey en relief. Je ne pourrai pas mettre de photo de cette merveille étant donné que mon apn s'est explosé sur les rochers du bord de mer cet été, paix à son âme, un seul appareil vous manque et tout est dépeuplé.

Donc, retour à mon chouchou, afin d'être absolument sûre de mon coup, je décide de réaliser un gâteau dans ce moule comme ça, juste pour voir ce que ça donne. Ma foi, avec un peu de nutella bien placé, c'est épatant!

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Et puis arrive la veille de l'anniversaire et donc la préparation du gâteau. Problème: dans les courses, j'ai oublié d'acheter des oeufs. Mais comme j'ai commencé la préparation du gâteau, je le laisse une nuit au frigo et le lendemain je prépare le gâteau chez l'heureux élu. Très vite, on sent tous que ça ne va pas le faire. On sent surtout le cramé, 20 minutes à peine que le gâteau est enfourné et malgré le beurrage (???) du moule dans les règles de l'art, rien n'y fait: gâteau et moule sont collés l'un à l'autre.

Pas de panique, on laisse tremper pendant que je prépare un autre gâteau. En fait, mon four étant à chaleur tournante et le four de ma soeur étant à gaz, je comprends maintenant pourquoi ma soeur cramait tous ses gâteaux. Ce n'était pas elle qui cuisinait mal, c'est juste qu'elle a un four de merde.

Le deuxième gâteau ayant été cuit avec du papier sulfurisé, il ne colle pas mais il a bien bronzé. Heureusement, quand je l'apporte au petit sous des airs de "joyeux anniversaire", et que je lui demande, l'appréhension du flop au ventre, "qui c'eeeeeeeeestc'eeeeeeeeest???", il s'écrie:

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"C'est Mickeyyyyyy!!!!!"

Oui je sais, là comme ça ce n'est pas aussi flagrant que sur mon essai... Le petit était super content, il (m')a applaudi, rigolé, et même si on n'avait pas mis de bougie (la seule chose à laquelle devaient penser les parents) le gosse était aux anges.

Prochaine mission: un gâteau sur le thème Claude François pour l'anniversaire de ma mère. Ou sur le thème Marrakech. Pour l'instant je n'ai vraiment aucune idée...

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11 août 2009

P.S: I love you

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C'est le genre de livres que j'ai en grand nombre. Le titre m'a accroché, le résumé aussi, je l'ai acheté et mis dans un coin. Pas le temps. Jusqu'à ce que ce livre me parle un peu plus: comme le personnage principal, j'étais en deuil. Je l'ai lu d'un coup, j'ai pleuré beaucoup. J'ai trouvé que c'était une belle histoire mais je ne savais pas si je le relirais un jour parce qu'il est chargé en émotions.

Il s'agit de Holly et Gerry qui vivent le parfait amour jusqu'à ce que Gerry meure. S'il n'est plus là, il réussit à faire parvenir à Holly une dizaine de lettres qui vont l'aider à faire le deuil.

Et puis le film est sorti au cinéma. J'ai voulu le voir, mais comme souvent pour une adaptation, j'avais peur d'être déçue. Et peut-être aussi que ça remue des choses en moi.

Finalement, je me suis décidée à voir le film. J'ai vite changé la VF pour la VO, et oui je suis presque bilingue! J'étais déjà perplexe face à Hillary Swank, mais avec la voix française c'est pire! Donc la VO: mieux! J'ai pleuré, un peu, j'ai ri, beaucoup, notamment pour la technique de drague de Denise! A retenir! J'ai été ravie de retrouver James Marsters (le Spike de Buffy et Angel, mais brun!) et Jeffrey Dean Morgan (la papa des frères Winchester dans Supernatural et aussi le Denis Duquette de Grey's Anatomy) ainsi que Lisa Kudrow (Phoebe dans Friends).

 Gerard Butler, Hilary Swank, Richard LaGravenese dans P.S. I Love You (Photo)

La grosse révélation: Gerard Butler (photo ci-dessus). Il m'a convaincue sous son faux air de Hugh Jackman! Sa présence tout au long du film est assez déconcertante tout de même. Mais il a réussi à donner vie (malgré sa mort) à Gerry et à en faire un personnage très attachant.

Si je dois comparer le livre au film, je dirais que je ne me souviens pas de tout le livre mais que dans le film j'ai retrouvé pas mal d'éléments du livre et que finalement, je n'ai pas été déçue du voyage.

***

Crédit photo: allocine

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10 août 2009

Il faut repousser l'ennemite hors de nos frontières

C'est qu'on n'a pas vraiment vu le truc arriver. Un soir, tiens un machin qui vole dans la cuisine? Un coup de chaussure et hop on n'en parle plus. Le lendemain, la même scène dans le séjour. Plusieurs soirs de suite. C'est vrai qu'à priori, on se dit que c'est dû aux fenêtres ouvertes la jounée. Alors on s'inquiète pas, mais on achète quand même un piège.

Ah le piège! C'est une plaque de glue aux phéromones. Appétissant, hein? Le but est d'attirer les mâles, en priant pour qu'ils n'aient pas rencontré une femelle auparavant avec qui ils auraient pu agrandir la famille. Les mâles englués, impossible pour eux d'aller se reproduire à droite à gauche, invasion très limitée.

Bon, gros inconvénient: ils mettent du temps à claquer. Tu vois leurs ailes qui bougent encore le lendemain.

La première semaine, on a englué 3 mâles. On s'est dit: "c'est pas mal(e)!" et puis on est parties en vacances. Une semaine. Il s'en passe des choses en sept jours...

A notre retour, le nombre de bestioles avait été multiplié par 7. Oui, Einstein, 3x7=21. L'horreur. C'est là qu'on a réalisé qu'on avait un problème. Comme la première plaque se trouvait dans la cuisine, on en a mis une deuxième dans le séjour. Après une petite recherche sur internet, ma mère et moi avons pris notre courage à deux mains. On a tout retourné dans la cuisine, vidé les placards un par un, passé un coup de karcher là-dedans pour tuer les larves, tout lavé au vinaigre et déposé des cotons imbibés de lavande, deux odeurs qu'ils n'apprécient guère.

Si je peux donner un conseil que je n'ai pas trouvé sur le net: fermer les portes. Ma mère ne me croyait pas quand je lui disais qu'on en avait dans le séjour. Son argument: y'a pas de nourriture dans le séjour! N'empêche, en fermant les portes, on s'est rendus comptes qu'on tuait plus de bêtes dans le séjour que dans la cuisine!

Tous les soirs, c'était donc la chasse. Pendant 3 semaines. Et on est reparties en vacances une semaine. Ouf, depuis notre retour samedi après-midi, je n'en ai tué qu'une. Je crois qu'on a réussi à les exterminer.

L'ennemite est vaincu.

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27 juillet 2009

Mon père, AA

Un vendredi soir que je rentrais du boulot, mon père m'a téléphoné. Il m'invitait à la pizzeria. Il m'indiquait qu'il m'attendait au bar juste à côté. Déjà ça, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille.

Il faut savoir que j'ai coupé les ponts 3 ans et demi avec mon père, on a repris contact en décembre dernier.

Arrivée sur place, je n'échappe pas à l'affligeante présentation aux copains de bar. "Qu'elle est belle" dit l'un, "tu as quel âge?" demande l'autre, "tu vis où?" questionne celui-là. Affligeant, te dis-je. Être présentée comme un trophée avec l'option école des fans... heureusement qu'ils ne m'ont pas demandé quelle chanson j'allais chanter!

Il est fier, mon père. Il boit un verre de rosé, un second, encore un. Combien en a-t-il bu? Depuis quand est-il dans ce bar? Est-ce le premier de la journée?

J'arrive à l'extirper de cet endroit. Enfin on va manger. Le restaurant est un peu chic. Lorsqu'il commande, j'essaie de le tempèrer face au serveur, il parle fort et fait des blagues vaseuses, je remercie le serveur.

On mange, on parle. De son alcoolisme. Il le reconnaît, il sait même qu'il a tendance à boire lorsqu'il est seul, qu'il s'ennuie ou lorsqu'il est avec les copains, tournées obligent. Il sait pourquoi j'ai coupé les ponts et c'est ma seule arme de pression face à lui. Alors je le prends par les sentiments.

Il reconnaît son problème, je pense que, quelque part, il se rend compte que ça a coupé ses relations avec ses proches. Seulement, depuis 20 ans, l'alcool est sûrement devenu un compagnon, un deuxième coeur sans lequel il ne peut plus imaginer sa vie. Et puis il le dit lui-même: il est invincible. La maladie ne l'atteint pas, c'est un homme.

Un homme qui se met à pleurer devant moi. Il pleure et ça l'énerve. Il pleure et je réalise ce que je sais depuis le début de la soirée. Bien sûr qu'il est bourré. Il verse dans le sentimentalisme, il pleure, il bafouille et tourne en rond dans ce qu'il dit. Il est chiant.

Le repas se termine et je vais payer l'addition, ce qui l'énerve. Je lui propose de le ramener chez lui, il refuse, dit qu'il va aller chez des potes finir de regarder le match. Je sors seule et croise notre serveur. Je lui demande si mon père était bourré, il confirme sans hésitation. Je n'arrive pas à me retenir, je pleure, je souffre, rien n'a changé, rien ne changera jamais.

Et mon père arrive, j'essuie mes larmes en vitesse, de toute façon avec l'alcool il ne les voit pas, je trouve une excuse: "j'ai dû oublier mon châle, je demandais au serveur s'il ne l'avait pas vu" et le serveur de répliquer "c'est pas le châle rouge sur votre chaise, là-bas?" et moi "oh oui merci beaucoup!". Actor studio, vive l'impro.

Je propose à nouveau de raccompagner mon père, il me demande l'heure "22h30, dommage le match doit être finit! Allez viens je te ramène". En vérité, il n'est que 22h15. Dans la voiture, il touche à tous les boutons, il me change la radio par des grésillements, j'explose.

"Bon maintenant ça suffit, papa, tu t'assois et tu ne touches plus à rien, merde, tu m'as changé ma station de radio, tu fais chier!"

Silence. "Pose-moi là" me dit-il en montrant le bas côté de la route. J'accélère, en ville, je suis à peine à 1 kilomètre de ma destination. Je le pose devant chez lui, il n'a plus qu'à descendre le petit chemin et il arrivera devant son immeuble. Alors que je m'éloigne, je le vois dans le rétroviseur, debout, inerte. Est-ce qu'il se demande comment rentrer chez lui ou est-ce qu'il attend que je parte pour aller chez des potes décuver?

Arrivée chez moi, ma mère qui m'avait dit être claquée et promis d'aller se coucher tôt est allongée devant la télé. Excuse:

"Je m'étais couchée mais comme tu n'étais pas rentrée je n'arrivais pas à dormir. Alors je suis venue devant la télé."

"Maman, j'ai quel âge?"

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26 juillet 2009

En rade

Oui je sais bouh pas bien rolala non mais c'est quoi cette jeune fille qui ne tient pas son blog à jour?

Mea culpa.

Faut voir aussi que j'ai eu un agenda assez chargé. En juin, j'ai  eu les partiels et alors que j'avais tout mon attirail de guerre contre un quelconque problème au poignet: attelle, préparation magistrale de granulés homéopathiques spécial articulations et tendons, crème soulageante; la douleur s'est pointée au réveil du second jour des écrits. Dans la nuque. Et l'épaule. Névralgie cervico brachiale droite, le retour. Et je devais enchaîner avec une épreuve écrite de 6 heures. J'ai dû me pointer avec un collier cervical. C'est pas fashion ces trucs-là. Et entre les médocs dont je m'étais gavée et les 6 heures de lobotomisation en partiels, je n'avais plus toute ma tête. A tel point que quand mon patron m'a téléphoné en sortant de l'épreuve, juste avant de raccrocher je lui ai quand même dit "bisous". J'suis grave.

J'avais prévu de passer une échographie du poignet et une radio des cervicales après les partiels. Les docteurs, ils n'ont rien trouvé. "Tout va bien mademoiselle", j'ai fondu en larmes, ils ont pas dû comprendre les pauvres. Même pas un début de piste. Chienne de vie, tu vas me dire ce que j'ai bon sang de bonsoir???

Sinon, j'ai eu quelques soucis au boulot, et j'en ai encore aujourd'hui, ce n'est pas facile tous les jours et parfois je me sens au bord du nervous breakdown. Le burnout. L'hystérie.

Tu sais que ma mère a failli être mutée dans le var avec mon beau-frère. Leur patron y refaisait sa vie professionnelle et moi j'étais prête à descendre à la fin de mon BTS soit le 31 juillet 2010. Finalement, on ne descend pas mais on est quand même partie en vacances pas très loin. Fin juin, je me suis vidé la tête ici:

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Et c'était bien! Et j'ai vu ce qu'on a loupé. Et je me sens amère.

JE VEUX LE SUD! TOUTE L'ANNéE!

Là-bas ils sortent du boulot ils vont direct piquer une tête. Là-bas il fait bon. Les gens sont "tranquilles".  Zen. Y'a des palmiers au bord des routes. C'est les vacances toute l'année! Et puis j'ai entendu parler d'une plage de surfeurs mais je n'ai pas eu le temps d'y aller. Tu crois que je vais trouver des surfeurs sexy dans les montagnes de haute savoie?

Allez c'est tout pour aujourd'hui. 

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